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Articles à consulter
Nous vous suggérons ici quelques articles à consulter en vous donnant une référence bibliographique et quelques extraits de l'article. Il sera bon pour vos débats de lire ces articles dans leur totalité, et aussi d'en dénicher d'autres.
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CÔTÉ, Charles. 2002, "Un menu chargé et des attentes légères", La Presse, 26 août.
Pris sur: http://www.cyberpresse.ca/reseau/monde/0208/mon_102080130372.html (consulté le 22 janvier 2003)
"Alors que s'ouvre ce matin le Sommet mondial pour le développement durable à Johannesburg, en Afrique du Sud, rarement a-t-on vu de rencontre internationale avec un ordre du jour aussi chargé, mais aussi peu d'espoir de résultats.
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"Il n'y a pas de consensus non plus autour du projet de déclaration, qui fait référence aux «responsabilités communes, mais différenciées» des pays par rapport au développement durable. Autrement dit : fera-t-on payer leurs dégâts aux pays riches, avant de demander aux pays pauvres d'en faire autant?"
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"«Sur certains éléments, peut-être qu'on va avoir des engagements concrets, croit Steven Guilbeault, de Greenpeace. Deux milliards de personnes n'ont pas accès à l'électricité. Comment les approvisionner en énergies renouvelables? Pour y arriver, il faut des échéanciers concrets et du financement.»
Les résultats concrets viendront peut- être du côté des partenariats entre gouvernements, entreprises et organisations non gouvernementales qui seront annoncés au Sommet, une formule inédite pour une conférence organisée par l'ONU."
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Associated Press de Paris. 2002, "La privatisation de l'eau à l'ordre du jour", La Presse, 26 août.
Pris sur:
http://www.cyberpresse.ca/reseau/monde/0208/mon_102080130319.html (consulté le 22 janvier 2003)
"Lors du Sommet de Rio, en 1992, les participants s'étaient engagés en faveur de l'accès universel à l'eau potable, dont manquent toujours aujourd'hui plus d'un milliard d'individus... Et ce alors que la demande double tous les 21 ans, et que d'ici 2025, la population de ceux qui auront soif est estimée à huit milliards d'humains."
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"Les entreprises ont seulement le droit de commercialiser l'eau et n'ont pas la propriété de l'eau elle-même. Toutefois, M. Gleick et d'autres experts craignent que l'expansion du secteur privé n'échappe au contrôle des pouvoirs publics. «La privatisation a un potentiel de croissance énorme en raison des besoins criants en eau dans les pays en développement, mais l'eau est trop importante pour être laissée uniquement entre des mains privées», met-il en garde."
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"D'autres militants redoutent un risque lié à la logique du marché: si les entreprises gagnent de l'argent en distribuant de l'eau, ne seront-elles pas tentées d'en vendre le plus possible plutôt que de conserver cette maigre ressource?"
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CHAMPAGNE, Anne-Louise. 2002, " Politique de l'eau: la victoire des entêtés", Le Soleil, 30 novembre.
"Dans le livre L'Or bleu, dont la traduction française est disponible depuis quelques semaines, les auteurs Maude Barlow et Tony Clarke consacrent un chapitre à ces luttes citoyennes. Elles ont plusieurs cibles : pollueurs industriels et agricoles, privatisation des services et commerce de l'eau, sauvegarde des bassins, barrages inutiles... Louise Vandelac, qui signe la préface de la version française, en a bien mesuré tout l'importance: « Il y a des milliers de citoyens intéressés à la question. Ce sont eux qui ont fait bouger les choses.
« Mais maintenant, ajoute-t-elle, il ne faut pas créer un ras-le-bol. Le gros problème, ce n'est pas seulement le lavage des autos ou le robinet qui coule ; c'est la quantité de métaux lourds encore rejetés dans les réseaux d'égoût », illustre-t-elle."
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"Le problème n'est plus seulement celui du tiers-monde. L'exemple de l'aquifère d'Ogallala, dans le Midwest américain, est éloquent. Il s'agit, écrivent Barlow et Clarke, de la plus vaste réserve d'eau douce souterraine en Amérique du Nord: un demi-million de kilomètres carrés. C'est aussi la plus connue au monde. On estime qu'elle contient 4000 milliards de tonnes d'eau, et que 200 000 puits y prélèvent l'eau pour irriguer 3,3 millions d'hectares de terres agricoles, soit un cinquième de toutes les terres irriguées aux États-Unis. Cinquante millions de litres d'eau sont puisés chaque minute, et à ce rythme, la réserve d'Ogallala s'épuise 14 fois plus vite qu'elle ne se reconstitue. Il s'agit, selon les auteurs, du plus spectaculaire signe de la pénurie d'eau qui s'annonce aux États-Unis.
Mexico. On n'y parle plus de « signe », la pénurie est désormais la réalité. On y pompe de l'eau, parfois sur une distance de 300 kilomètres. Les experts affirment que la ville aura complètement épuisé ses ressources au cours des dix prochaines années."
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"Au Québec, la menace de pénurie et ses terribles conséquences semblent bien éloignées. Avec ses 4500 rivières et son demi-million de lacs, le territoire recèle 3% des réserves mondiales d'eau potable. La province est par contre immédiatement interpellée par le problème de la qualité de la ressource. Québec veut dépolluer afin de redonner l'usage des plans d'eau à tous les intéressés.
La Politique de l'eau vient faire le point et assurer la continuité d'une démarche amorcée il y a 25 ans. Les sept milliards $ investis dans l'assainissement des eaux usées municipales depuis 1978 ont permis à 98% de la population desservie par un réseau d'égoût de se doter des infrastructures d'assainissement. Au départ ce chiffre était de 2%. La Politique fixe des objectifs pour continuer la démarche.
Du côté industriel, le secteur des pâtes et papiers a connu une nette réduction de ses rejets polluants, à la suite des efforts amorcés à la même époque. La Politique veut étendre les efforts aux autres secteurs."
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BAUDRU, Daniel et Bernard Maris. 1997, "Un être humain sur trois manque d'eau potable", Le Monde Diplomatique, novembre.
Pris sur: http://www.monde-diplomatique.fr/1997/11/BAUDRU/9491 (consulté le 22 janvier 2003)
"MÊME si cette ressource, devenue rare, est considérée comme une marchandise, et quel que soit son mode de gestion, il faut savoir que le marché est inapte à traiter la question des biens collectifs - l'eau, comme l'air, les bancs de poissons ou l'ozone - en raison de l'impossibilité de définir clairement des droits de propriété. Un marché de l'eau régulé ne pourrait être organisé qu'au niveau mondial, avec des règles claires de partage et d'arbitrage en cas de conflits. Tel-Aviv et Amman ont déjà défini des quotas de pompage du Jourdain et un système de compensations financières en cas de dépassement. Quid en cas de conflit, s'il n'existe pas d'organisme mondial de gestion ?
On peut imaginer (ou plutôt rêver) qu'un tel organisme régulerait le cours mondial de l'eau, sans l'abandonner à la spéculation, comme c'est le cas pour le pétrole, tout en évitant d'aggraver les déséquilibres Nord-Sud. Il ne faut pas oublier que un milliard et demi d'êtres humains ne disposent pas d'eau potable et que, chaque année, six millions d'enfants meurent d'avoir bu de l'eau contaminée."
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"Or l'un des principes fondamentaux d'une gestion démocratique est que tout ce que l'eau rapporte devrait, au centime près, retourner à elle en dépollution, assainissement, investissement, etc. D'où la nécessité d'un véritable contrôle de sa comptabilité par les citoyens pour empêcher qu'elle ne devienne un moyen d'échange ou de chantage. La fixation de son prix deviendrait alors une simple question technique... si tant est que le pouvoir politique sache imposer pour elle des péréquations qu'il a rarement su faire appliquer pour les transports, le logement, ou la santé."
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PAQUAY, Bénédicte. 2000, "L'eau, patrimoine de l'humanité", Journal du Collectif, no 18, janvier-février.
Pris sur: http://www.enter.org/solidarity/cadre_central/solidarite_nord_sud/nordsud_15.htm (consulté le 23 janvier 2003)
"Elle [l'eau] peut aussi être un objet de discorde entre des régions ou des États lorsque des territoires aquifères leur sont communs et les intérêts de chacun trop différents. C'est le cas du Proche-Orient, avec, par exemple, la Turquie qui constitue des barrages et dévie les eaux de l'Euphrate pour empêcher les pays en aval d'être servis. C'est la région du globe où les conflits inter-étatiques prenant l'eau en otage sont les plus nombreux."
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"Qui dit mondialisation dit libéralisation et privatisation. En 1997, à Manille, les droits des services d'eau ont été transférés à deux groupes privés. Ce fait est très significatif. La privatisation, après avoir touché ces 20 dernières années tous les secteurs publics comme les banques, le gaz, l'électricité, les chemins de fer, la poste, les télécommunications, les hôpitaux, touche à présent le secteur de l'eau.
Et les conséquences sont déplorables : 40% des manillais manquent d'eau et plus de 50% de l'eau se perd à causes de fuites. D'autre part, il n'y pas de système d'assainissement et l'eau accessible est largement polluée. Enfin, la concurrence et la compétition entre les grands groupes privés qui se sont partagé la ville d'Est (pour Bechtel et une firme anglaise) en Ouest (pour la Lyonnaise des eaux et Vivendi) se fait au détriment de la population pauvre puisque le premier groupe propose l'eau à un prix inférieur que le second alors qu'il la distribue dans le quartier des affaires !"
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POUPEAU, Franck. 2002, "Et l'eau de la Paz fut privatisée. Vivendi, une leçon de choses.", Le Monde Diplomatique, mai.
Pris sur: http://www.monde-diplomatique.fr/2002/05/POUPEAU/16514 (consulté le 23 janvier 2003)
"Les multinationales de l'eau ont néanmoins connu des déboires. Elles ont parfois été obligées de se retirer de certains pays d'Amérique du Sud et de demander des indemnisations auprès des instances internationales. Ainsi, en 1997, à Tucuman (Argentine), la population a engagé un mouvement de « désobéissance civile » contre une filiale de Vivendi en refusant de payer ses factures compte tenu de la détérioration de la qualité de l'eau et du doublement des tarifs. La Compagnie générale des eaux avait obtenu le droit de privatiser les concessions de services d'eau et d'égout de la province en 1993. Mais l'augmentation immédiate du prix de ces prestations (104 % en moyenne) a suscité la protestation des consommateurs concernés : « Les premiers à s'organiser furent les villages de l'intérieur de la province, dans la région de la production de canne à sucre, là où existe déjà une longue expérience de la lutte. (...)"
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"Exemple : la privatisation de l'eau à La Paz (Bolivie). Dans le quartier d'Alto Lima, le plus vieux et le plus pauvre de La Paz, en février 2002 la pluie forme des ruisseaux terreux qui débordent des égouts et envahissent la chaussée. Les rues non pavées, cabossées et pleines d'ornières, où les déchets accumulés témoignent de l'absence de nettoyage public, ne sont plus éclairées la nuit depuis que ce service a lui aussi été privatisé. Les soins les plus proches ne sont plus dispensés que par une organisation non gouvernementale (ONG)."
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